emdr paris

Hypnose du Monde: Congrès de Brême International Society of Hypnosis. Dr Elise LELARGE

Dr Elise Lelarge Psychiatre

Dr Elise LELARGE, Psychiatre et psychothérapeute au Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative (Rezé). Formatrice en hypnose et thérapie intégratives à l’Institut Milton H. Erickson de Rezé. Conférencière.



Dans les coulisses de la fête d’octobre, à Brème, nous traversons la grande place pour rejoindre le Palais des Congrès entre les manèges qui se montent. Le lieu du congrès que nous allons découvrir progressivement pendant ces 5 jours de rencontres internationales est particulièrement convivial... Le premier matin, je découvre avec plaisir le travail de Stéphane Ottin Pecchio. Tout cela me donne bien envie de faire une séance... Pour voir... Il chante, joue du piano, touche des points d’acupuncture, accompagne dans une transe hypnotique, en forêt, une clairière, un message, spécialement pour vous... Ça raisonne, ça vibre, entre les notes de son piano, sa voix, le toucher et la transe... Qui a dit que les hommes ne sont pas multi- tâches ?

Je me réserve l’après-midi pour l’atelier de Dan Short. J’ai découvert son livre Espoir et Résilience récemment. Une porte s’est ouverte pour moi à la lecture de cet excellent ouvrage qui m’a permis de comprendre, en position méta, les grandes stratégies éricksoniennes. Je suis ravie par cet atelier. Une leçon de créativité et de sur mesure. Il cherche, observe, contourne. Pas de plan précis, pas d’idées préconçues. Il est humble pour nous présenter un travail qui semble excellent. Il est à l’aise et détendu. Assez proche de son public. Il nous raconte des promenades hypnotiques avec ses patients les plus difficiles. Les moindres détails at- tirent son attention, une petite brèche sur laquelle construire l’alliance thérapeutique. Il improvise comme un funambule. Je sens mes ressources s’activer.

Je croise Philippe Aïm à la sortie de sa conférence sur « Hypnose et pensée juive ». Il a commencé le forum par une journée « Jeffrey Zeig ». La conférence, et surtout l’atelier qui a suivi, étaient très intéressants. J. Zeig proposait, comme il le fait depuis longtemps, de « disséquer « le travail d’Erickson pour mieux se l’appro- prier. Le sujet était ici l’induction : comment l’améliorer, l’»ornementer « pour reprendre ses mots, y mettre plus d’épaisseur, de densité et d’efficacité. Des outils très concrets et des explications claires, qui s’adressaient surtout à ceux qui ont déjà une pratique de l’hypnose : « Passionnant ! », me raconte Philippe.


Dr Elise Lelarge Psychiatre

Une ambiance totalement différente le lendemain avec Danie Beaulieu. Nous avons la chance de l’entendre en français cette fois. C’est reposant, avec l’accent québécois en prime.

Elle nous livre pendant les trois heures d’atelier une myriade de métaphores agies, d’outils « impactants », pour transformer les patients de l’état « tapis » à l’état « terreau » afin que nous puissions y semer les graines du changement.

Percutant est le mot qui résume l’ambiance. Personnage haut en couleur, souriante et joueuse, elle rayonne de plaisir. Elle cherche, dans les objets du quotidien du patient comme une pièce d’un euro ou un cahier d’écolier, des métaphores pour faire passer le message thérapeutique. Les suggestions post-hypnotiques seront présentes d’emblée par la fréquence à la- quelle le patient va être naturellement confronté à l’objet.

D. Beaulieu utilise, au sens premier du terme, le matériel thérapeutique que le patient apporte. C’est presque du théâtre. La mise en scène est très travaillée.

Dans les espaces conviviaux du hall, nous passons plusieurs heures au stand des marionnettes. Tous les animaux y semblent représentés en petite, moyenne ou grosse taille. Plus vrais que nature. Chacun de mes collègues y trouve son effigie. De précieux outils de thérapie que nous rapportons à Nantes.

 
 

 

Danie BEAULIEU assure des formations en EMDR-IMO et Thérapie d'Impact...
Ddocteur en psychologie (Ph.D). Elle est le seul maître certifié en Thérapie d’Impact au Canada, et la seule psychologue habilitée à enseigner la technique d’Intégration par le Mouvement Oculaire (IMO).

Les formations en EMDR-IMO et Thérapie d'Impact sur Paris sont supervisées par Laurent GROSS et Sylvie BELLAUD

 

Issu de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves. Pour vous abonner, cliquez ici



 

 

Pour vous abonner à la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, cliquez ici… ...

Lire la suite sur hypnose.tm.fr/hypnose-therapies-breves-revue-28-2013/ © Hypnose.tm.fr



 

Revue Hypnose Thérapies Brèves 28Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue

N°28 : Février, Mars, Avril 2013

 

Edito : Et(h)iquettes ? Thierry Servillat
« HYPNOSE & Thérapies Brèves » présente ses meilleurs vœux de bonne année à ses lecteurs.
Evidemment, me direz-vous. A la revue, vous êtes polis !
Bon, d’accord, si vous le prenez comme ça, je vous propose une petite réflexion. HYPNOSE : que représente pour nous ce mot ? Une pratique que nous affectionnons et que nous trouvons utile ? Certainement ! Un simple mot auquel il convient de ne pas accorder (trop) de révérence impressionnée ? Sûrement !
Un mot qui nous relie, un « acteur réseau » ? Bien volontiers !
Une simple étiquette pour nommer nos pratiques que nous voulons sincèrement créatives ? Pas si sûr !
Et que dire des nouveaux termes qui fleurissent depuis 30 ans (et même un peu plus) pour désigner ces fameuses « thérapies brèves » dont la multiplicité peut à la fois nous stimuler et aussi nous décourager (nous ne pourrons jamais les apprendre toutes !) ?
« Je viens vous voir parce que vous pratiquez l’hypnose ». « Ah oui, cela m’arrive, mais pas toujours, pas seulement », ai-je l’habitude de répondre, soucieux de garder le plus possible ma liberté d’intervention, la marge de manœuvre chère au regretté Richard Fisch... Lire la Suite...
 

 

“L’utilisation. Pour diluer les résistances“ Lilian Borges Zeig.

Principe essentiel dans l’approche éricksonienne, l’utilisation est présentée ici de façon approfondie, de nombreux exemples cliniques illustrant la richesse du concept et son importance pratique fondamentale.

Le Dr Milton H. Erickson a révolutionné la psychothérapie en y apportant de nombreuses innovations et une manière de la pratiquer différente de celle de son époque. Une de ses grandes contributions a été ce que nous appelons l’Utilisation. Celle-ci a été la facette centrale des interventions du Dr Erickson, et nous pouvons dire qu’elle faisait aussi partie de son style de vie. Il n’est pas possible de comprendre la psychothérapie éricksonienne sans comprendre cet important concept.
L’Utilisation est la promptitude avec laquelle le thérapeute répond stratégiquement aux stimulations de l’environnement, du patient et de la situation thérapeutique afin d’arriver aux buts de la transe et de la thérapie. C’est une manière d’« explorer l’individualité du patient pour vérifier quels apprentissages, expériences et habiletés mentales sont disponibles pour combattre le problème et alors utiliser ses réponses personnelles internes uniques pour atteindre les objectifs thérapeutiques ». (Erickson & Rossi, 1979, p.1). C’est une manière de ne pas se laisser entraîner par la situation, mais au contraire de la prendre en main. « Le concept d’Utilisation implique que tous les aspects du client : son comportement, sa personnalité, ses relations et sa situation, sont potentiellement précieux et utiles pour rendre le patient capable d’acquérir des choix comportementaux plus gratifiants » (Erickson, 1980). Lire la Suite...

 

“Hypnothérapie et « états du moi ». Tous en scène“ Luise Reddeman, Allemagne

Très pratiquées en Allemagne, la thérapie des « états du moi » peut utilement être combinée avec l’hypnose, ce que nous montre Luise Redemann, auteure très connue dans ce pays.
La psychothérapie est toujours associée au « drame de l’homme » - une expression de Fernando Pessoa - et nous prenons de plus en plus conscience que ce drame est entre autre l’expression de notre multiplicité intérieure, en particulier lorsqu’elle provient de traumatismes.
La thérapie psychodynamique imaginative des traumas, (en allemand : Psychodynamisch Imaginative Trauma Therapie, PITT), a été développée en Allemagne à partir des années 1980 comme traitement intégratif des personnes souffrant de séquelles souvent graves de traumatismes de l’enfance. PITT est imprégnée par la psychanalyse, mais également inspirée de nombreuses orientations et écoles psychothérapeutiques, en particulier l’hypnothérapie. A mes yeux, il est important de découvrir le point commun entre les différentes écoles thérapeutiques, et je considère utile de connaître et de citer les différences, c’est-à-dire de disposer de théories consistantes. Les théories sont des concepts utiles pouvant faire l’objet d’un consensus et ne sont pas des vérités. Comme les êtres humains sont différents, ils auront des préférences pour différents concepts. Parfois on pourrait parler de différents auteurs développant des sujets différents, comme Fernando Pessoa avait en lui des écrivains différents qui pouvaient co-signer certains livres avec lui. Lire la Suite...

 

“Colères de l’enfant. Approche narrative“ Hélène Darrié Magnin, France

Les apports des thérapies narratives font actuellement débat. Etant nées du travail thérapeutique avec l’enfant, il était logique qu’un outil essentiel de cette approche, l’externalisation, soit présenté dans un tel cadre.
Je vous propose de partager avec vous quelques expériences thérapeutiques sur le thème de l’externalisation. L’externalisation est une technique dont j’ai découvert le nom en faisant une formation sur les thérapies narratives. Je l’utilise chez l’enfant depuis de nombreuses années, mais j’ai appris il y a un an (au cours d’une formation d’hypnose et thérapies brèves) qu’elle était issue des thérapies narratives. Faire le lien entre ces deux éléments a modifié et complété ma perception de cette technique. Lire la Suite...

 

“Perte puis profit. Face au sentiment de diminution“ Doris Suchecki, Argentine

La vie peut être vue comme une perte continuelle, perte qui se fait sentir bien souvent par à-coups : survenue d’une maladie physique, décès d’un proche, séquelles d’un accident... Ce « coté pas sympathique de la vie » (Milton Erickson) peut pourtant constituer une opportunité pour découvrir des ressources.

INTRODUCTION
La perte de certaines capacités dans le corps humain fonctionne comme une détonation de l’existence. Une maladie qui limite, un accident qui mutile, un désastre, un viol, sont des faits qui prennent tout leur sens dans la narration de celui qui les subit.
Des questions surgissent : « Pourquoi moi ? » ; « Pourquoi maintenant ? » ; « Quelle sera la suite ? ». Ces questions réactualisent le sens de notre existence et l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés. La douleur physique est un appel du corps, et la souffrance mentale est un cri de l’âme. Nous expérimentons une anxiété et une peur de la mort, un désordre, un rejet, une rage, une négation, une dépression, une humiliation, une mélancolie... et, finalement, une acceptation.
Accepter sa propre douleur signifie avoir compris que le danger et le mal ne peuvent pas être évités. Avoir des difficultés est un élément structurel de la vie. Devant les difficultés, nous perdons momentanément nos cadres de références jusqu’à en créer de nouveaux. Si nous avons con- science de recevoir ce que la vie nous offre, nous découvrirons aussi que nous disposons de la liberté de choisir et de donner un nouveau sens à ce qui nous arrive. J’ai confiance en la capacité de l’homme pour vaincre l’adversité et réinventer une nouvelle manière de vivre dans ce monde. Le défi est comment l’organiser. Lire la Suite...


Hypnophilo : “Des logiques non ordinaires“ Thierry Servillat

La logique est une partie de la philosophie, nous l’oublions trop souvent. A ce sujet, un des livres les plus récents (2008) de Giorgio Nardone, dont les éditions Satas viennent de publier la traduction française1, traite du changement en référence aux logiques non ordinaires.
Quelles sont ces logiques ? Elles sont bien éloignée de celles qu’affectionne – Wittgenstein excepté – notre philosophie occidentale dominée dans ce domaine par Platon, d’où son éloignement de la réalité que vivent nos patients.
G. Nardone s’intéresse à ces logiques, fidèle à sa conviction que psychologie et psychothérapie sont « la nouvelle philosophie appliquée », au sens que cette expression avait au siècle dernier.
L’être humain n’est pas rationnel. « Mû par ses émotions », il se comporte autrement que ce que lui dicte sa raison. L’auteur, qui place la notion d’illusion au centre de sa réflexion sur la dépression, propose un nouveau concept, l’auto-tromperie, qui consiste à croire que nous contrôlons la réalité grâce à notre pensée. Lire la Suite...

 

Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : “C’est déjà ça !“ Stefano Colombo, dessin de Muhuc

- Ah ! Je vois dans vos yeux un regard plus brillant ! - C’est vrai ? Je n’ai bien dormi que cinq nuits cette semaine.
- C’est déjà ça !
- Bien ! Je vois que les fringales c’est fini. Vous avez perdu du poids ! Combien ? - Que deux kilos, et encore. - C’est déjà ça !
- Comment avez-vous fait pour diminuer le nombre de vos cigarettes ?
- Docteur ! Croyez-vous encore au père Noël ou vous moquez-vous de moi ? Je ne suis passé que de trente à vingt-quatre cigarettes par jour.
- C’est déjà ça ! Lire la Suite...

 

Recherche : “Le cerveau, préprogrammé pour l’hypnose ?“ Antoine Bioy

Ce dernier trimestre 2012, un article a défrayé la chronique scientifique, à partir des recherches menées dans le laboratoire du talentueux Spiegel, à Harvard (Hoeft et al., 2012). Les auteurs semblent en effet prouver que l’hypnotisabilité ne serait pas un trait de personnalité, mais serait le produit de connexions neuronales spécifiques. Pour ce faire, les auteurs s’intéressent aux différences entre 12 sujets faiblement hypnotisables et 12 sujets hautement hypnotisables (tous adultes), en partant à la recherche d’une signature neurologique qui les différencieraient. Ceci permettrait d’atteindre une vieille lune : construire des scripts cliniques adaptés aux profils psychologiques / cognitifs, et ici neurologiques, des patients.
Sur un plan général, cette étude con- firme une nouvelle fois que l’état hypnotique n’est pas un “lâcher prise” comme cela est souvent dit, mais un modulateur des champs cognitifs et sensoriels. Roustang parlait d’un éveil paradoxal, les neurosciences continuent à lui donner raison. Et les auteurs de conclure que finalement l’hypnose peut être synthétisée comme une situation de “ conflict-free attention and intention ”. Lire la Suite...

 

Coïncidences : “Peinture : les 5 sens“ Sophie Cohen

Chers lecteurs hypnothérapeutes, est-ce utile de préciser pourquoi ce genre de tableaux - car il s’agit bien d’un genre, j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus loin - a retenu mon attention ? Ne sommes-nous pas tous en permanence à « jouer », diagnostiquer et travailler avec poésie, avec les cinq sens : les nôtres et ceux de nos patients ?
Joyce Mills nous recommande d’établir un diagnostic en étudiant la façon dont le patient s’exprime sur les cinq sens, de sorte d’examiner où sont les blocages. Ou, dit autrement, de repérer les sens sur lesquels le patient se trouve en auto- hypnose négative. L’intervention du thérapeute visant à restaurer une auto-hypnose positive sur les sens qui seraient affectés, à remettre de la vie, de la fluidité là où il y a blocage.
Gaston Brosseau, lors de ses interventions, propose avec poésie et humour aux personnes qui viennent le consulter de « réinitialiser » leurs ressources sur les cinq sens1 de sorte d’être complètement présent, disponible à ce qui se passe ici et maintenant. Lire la Suite...

 

Congrès et conférences : “Le congrès ISH de Brême“ Elise Lelarge

Dans les coulisses de la fête d’octobre, à Brème, nous traversons la grande place pour rejoindre le Palais des Congrès entre les manèges qui se montent. Le lieu du congrès que nous allons découvrir progressivement pendant ces 5 jours de ren- contres internationales est particulière- ment convivial... Le premier matin, je dé- couvre avec plaisir le travail de Stéphane Ottin Pecchio. Tout cela me donne bien envie de faire une séance... Pour voir... Il chante, joue du piano, touche des points d’acupuncture, accompagne dans une transe hypnotique, en forêt, une clairière, un message, spécialement pour vous... Ça raisonne, ça vibre, entre les notes de son piano, sa voix, le toucher et la transe... Qui a dit que les hommes ne sont pas multitâches ? Lire la Suite...

 

Humeur : “Le siècle de la synthèse“ Ephrem Ménager

Nous ne connaissons pas notre bonheur d’être initié à l’hypnose, la mère de toutes les psychothérapies. Nous ne pouvons que plaindre ceux qui, ne connaissant pas la chance d’avoir un outil thérapeutique athéorique aussi puissant, en sont encore à des batailles idéologiques de l’autre siècle. J’en donnerai trois exemples.

Il y a cette proposition de loi de pénaliser l’utilisation de la psychanalyse dans l’autisme. Or il me semble que s’il s’agît de dénoncer un défaut de soin adapté, ce n’est pas le pouvoir législatif mais le pouvoir judiciaire qui devrait trancher. Lire la Suite...

 

-----------------------------------------------------------------------------------

 

Pour vous abonner à la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, cliquez ici...

Revue Hypnose Thérapies Brèves 28

Mouvements Oculaires & Hypnose Ericksonienne

L'hypnose Ericksonienne associée à l'EMDR & IMO

Bien que l'EMDR & IMO sont des techniques complètes, elles s'associent parfaitement à l'hypnose Ericksonienne.

En effet, l'hypnose Ericksonienne permet d'atteindre avec beaucoup plus d'aisance et de précision l'événement traumatique à désensibiliser.

Lors d'une séance par les mouvements oculaires, le thérapeute accompagne le patient dans une transe hypnotique légère, vers le souvenir désiré.
Le thérapeute va donc solliciter l'inconscient du patient afin qu'il trouve en lui-même les ressources nécessaires afin de gérer cette expérience et de créer un espace de changement.

Toujours avec l'aide de l'Hypnose Ericksonienne, le thérapeute va pouvoir stimuler l'inconscient du patient pour se libérer en profondeur, de l'impact du traumatisme.

www.integration-mouvements-oculaires.com

Livre en EMDR. Jacques Roques. EMDR : Une révolution thérapeutique

emdr jacques roques EMDR : Une révolution thérapeutique.Jacques Roques

Voici une découverte thérapeutique qui bouleverse notre compréhension du fonctionnement psychique. Conçu en 1987 aux USA par Francine Shapiro pour guérir les traumatismes psychiques, l'EMDR permet de soigner aussi bien d'autres problématiques névrotiques (phobies, angoisses, états dépressifs, etc.). Cette méthode a été importée en France en 1994. Son efficacité a pu être vérifiée aussitôt en cabinet et en milieu hospitalier. Eye Movement Desensitization and Reprocessing ou EMDR peut se traduire par Désensibilisation et retraitement (de l'information) par les mouvements oculaires.

Si le mouvement de l'œil revêt effectivement une grande importance dans la gestion neurologique de la mémoire, il n'en est pas l'unique ressort comme on pourrait le croire. D'autres modes complémentaires de stimulation sensorielle alternée du cerveau, mis en œuvre par un thérapeute expérimenté, peuvent activer pareillement le travail de cicatrisation psychique et de guérison. Ce livre a pour vocation d'éclairer et d'informer, mais aussi d'enseigner. Il est accessible à toute personne désireuse de comprendre la pathologie et son traitement. A vocation didactique, il s'adresse également aux professionnels du soin en raison de sa dimension théorique approfondie et de ses développements cliniques.

Biographie de l'auteur
Jacques Roques entre en psychanalyse en 1963. Psychanalyste et psychothérapeute depuis 1973, il inclut dans sa pratique plusieurs disciplines (hypnose, psychodrame, systémique...). Il découvre l'EMDR en 1994, date de sa formation. Depuis, il a pu en mesurer les résultats étonnants obtenus au CHU de Nîmes et en cabinet auprès d'adultes et d'enfants. Jacques Roques est aujourd'hui vice-président de EMDR-France et président du Centre de Traitement des Traumatismes Psychiques de Montpellier.
emdr

Pour commander ce livre, cliquez ici.

Déroulement d'une séance d' EMDR-IMO

Comment se déroule une séance avec l'EMDR ou l'IMO

Il est important que le praticien prenne certaines précautions car il n'est pas rare que des émotions et réactions vives puissent être réactivées lors du protocole.
Le praticien invite la personne à raconter l'histoire traumatisante et à en revivre mentalement les sensations.
Une évaluation de l'intensité du stress est faite et servira de repère pour la progression de l'évacuation de l'impact.
Après quelques autres points de discussion, l'exercice peut effectivement commencer.
Tout en pensant à une image significative de l'événement, le sujet est accompagné par le praticien dans plusieurs séries de mouvements des yeux de droite à gauche.
Ce protocole se fait jusqu'à ce que le client constate une diminution satisfaisante de son angoisse.

Une désensibilisation peut se faire en quelques séances, voire en une seule.

Le retraitement ne s'adresse pas seulement aux émotions mais aussi aux croyances négatives liées au traumatisme.
L'objectif sera donc d'identifier et d'évaluer ces croyances limitatives et d'y substituer des croyances constructives. On modifie ainsi la perception de l'événement à la lumière des ressources mentales et émotives positives nouvellement acquises.

www.integration-mouvements-oculaires.com

Méthode IMO-EMDR

Comment expliquer l'efficacité de la méthode

par les Mouvements Oculaires

 

On ne peut, à ce jour, répondre précisément à cette question, on ne peut qu'en constater son efficacité.

Il se peut toute fois que cela viennent du fait qu'un maximum de canaux sensoriels soient sollicitées. De cette manière, le sujet peut trouver plus facilement en lui-même les ressources nécessaires pour limiter l'impact du traumatisme.

Le mouvement des yeux a pour effet d'activer toutes les parties du cerveau et fournit au sujet de nouvelles ressources émotives et cognitives.
Lors du choc traumatique, le processus de traitement de l'information est " gelé ", comme peut l'être le corps qui se paralyse momentanément ou le regard qui se fige. C'est un peu comme si le temps cérébral s'arrêtait là. La scène traumatique passe et repasse en boucle avec son cortège d'émotions et de sensations.

Le mouvement alternatif des yeux semble relancer le traitement de l'information, permettant à l'individu de dépasser la phase traumatique, d'en modifier sa perception et de puiser de nouvelles ressources dans sa réalité présente, dans sa propre capacité de faire des choix.

Historique EMDR & IMO

Historique de l' IMO / EMI

L’IMO/EMI a été créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas, de Boulder, au Colorado (US). La psychologue québécoise Danie Beaulieu a par la suite développé et affiné la technique IMO . De plus, c’est cette psychologue qui a publié l’ouvrage référence sur ce sujet.

Historique de l' EMDR

L'EMDR, apparue en 1987, tente de proposer une alternative aux traitements du stress post-traumatique ainsi que dans d'autres domaines. Cette technique paraît provenir d'une observation fortuite d'une psychologue américaine, Francine Shapiro.
Elle poursuivit ses recherches et ses résultats semblent confirmer son expérience personnelle.
Elle en fit le sujet de thèse de son doctorat.

 

www.integration-mouvements-oculaires.com

Différence entre EMDR & IMO

IMO - EMDR
Intégration par les
Mouvements Oculaires

En psychothérapie, nous pouvons avoir recours à différents outils ou techniques thérapeutiques, qui, bien évidemment, ne sont pas une « thérapie » en soi.
Nous pouvons utiliser l’hypnose éricksonienne, la PNL, les thérapies dites comportementales, l’analyse, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ou, aujourd’hui l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires), la sophrologie, ou tout autre outil de relation d’aide. L’IMO comme l’EMDR, sont utilisées pour traiter les états de stress post-traumatiques et les souvenirs récurrents et négatifs.

Cette technique de neuro-thérapie produit des résultats très rapides et libère le patient de façon intégrale et définitive. Elle s'applique non seulement aux traumatismes profonds (agression physique, abus sexuel, violence conjugale, vol à main armée, témoin ou victime d'un crime, d'accident, d'une guerre ou d'un désastre naturel, etc.), mais également à toute situation de réaction émotionnelle chronique et incontrôlable.

L’EMDR & l’IMO présentent quelques ressemblances :

La ressemblance la plus évidente est qu’elles font toutes deux appel à des mouvements oculaires. Elles s’appliquent également au même genre de problèmes.
Par ces techniques neurothérapeutiques, nous nous intéressons aux traces neurologiques laissées par les événements traumatiques.
On observe les même réactions physiques, émotionnelles, cognitives, visuelles, auditives, etc. lors du traitement.
L’une comme l’autre sont efficaces en peu de séances.
Il est également juste de noter que la durée de formation des thérapeutes, s’avère comparable : 16 heures pour le niveau 1 et 16 heures pour le niveau 2.

Différences essentielles entre L’EMDR & l’IMO :

Leurs origines sont différentes :
L’IMO/EMI a été créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas, de Boulder, au Colorado (US). La psychologue québécoise Danie Beaulieu a par la suite développé et affiné la technique IMO . De plus, c’est cette psychologue qui a publié l’ouvrage référence sur ce sujet.

L’EMDR a été créée en 1987 par la psychologue californienne Francine Shapiro. Celle-ci semble avoir découvert l’EMDR alors qu’elle se promenait dans un parc en ruminant des idées noires. Elle s’est rendu compte que lorsque ses yeux se déplaçaient rapidement de gauche à droite, la charge émotive de ses pensées diminuait. Elle a par la suite appliqué sa découverte dans ses interventions psychothérapeutiques.

Les segments utilisés sont différents :
En IMO/EMI, les segments ( directions des mouvements oculaires suivis) se font dans différentes directions, à la vitesse souhaitée par le patient.
Nous pouvons donc travailler dans tout le champ visuel du patient et repérer quelles sont les zones chargées et les zones plus légères.
En EMDR, les segments se font dans une seule direction, le plus vite possible, jusqu’à ce que le patient n’ait plus de réaction spécifique. A ce moment là, le thérapeute peut faire un segment dans une autre direction.

Les types de mouvements oculaires sont différents :
L’IMO utilise le SPEM (Smooth pursuit eye movement ou poursuite visuelle continue).
L’EMDR utilise plutôt les saccadic eye movements (Mouvements par saccades).
Les mouvements oculaires sollicités ressemblent à ceux qui se produisent naturellement pendant le sommeil.

Confort :
Contrairement à l’EMDR, en IMO le patient reste maître du choix des mouvements ainsi que de sa vitesse. Il a donc plus de contrôle ce qui favorise la création d’une " transe " bénéfique entre le client et le thérapeute, de même que l’établissement d’une solide relation de complicité et de confiance.
Cette technique IMO/EMI est aussi beaucoup plus adaptable et offre une plus grande latitude aux patients et aux thérapeutes.

Comment fonctionne l’IMO/EMI :

Il semble que la direction du regard indique le type d’information auquel le cerveau est en train d’accéder et le stimule.
Ces mouvements semblent également agir sur l’hippocampe.
Si on guide le patient à regarder dans différentes directions lorsqu’il est en contact avec un souvenir traumatique, on peut forcer le cerveau à accéder à de nouvelles informations sensorielles auxquelles le patient ne peut accéder consciemment.

 

www.integration-mouvements-oculaires.com

Qu'est-ce que l'EMDR-IMO ?

Qu'est ce qu'un Traitement par les Mouvements Oculaires ?
EMDR - IMO

IMO / EMI
Intégration par les Mouvements Oculaires
Eye Movement Integration

EMDR
Eyes Movement Desensitization and Reprocessing

M ouvements O culaires de D ésensibilisation et de R etraitement.

L'EMDR - IMO s'occupe du syndrome post traumatique.
L'EMDR - IMO s'adresse essentiellement aux personnes ayant une modification comportementale notable, consciente ou inconsciente, suite à un traumatisme ancien (accident, attentat, agression, pression morale ou physique, viol...).
En fait, tous les choix de la personne vont être conditionnés par ce traumatisme.
Elles revivent régulièrement l'événement traumatique sous forme de flash ou de rêves et peuvent avoir des réactions fortes et incontrôlées qui vont considérablement modifier leurs attitudes dans la vie de tous les jours.
Lors du choc traumatique, le cerveau fige en une fraction de seconde, tout ce qui compose l'événement.
Pour tenter de soulager ces manifestations post-traumatiques, de nombreuses techniques sont utilisées avec plus ou moins de succès. La PNL et la kinésiologie, entre autres, tentent de modifier la perception de l'événement. D'autres thérapies, parfois longues et pénibles vont confronter le sujet aux images du drame.

www.integration-mouvements-oculaires.com