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Une calculatrice, ou calculette, est une machine concue pour simplifier, et fiabiliser, des operations de calculs.citations

Cabinets Hypnose Ericksonienne Paris, Thérapeutes

Laurent GROSS
Dr Philippe AÏM

75011

 

75009

- Praticien en Hypnose Ericksonienne et Enseignant

- Président du Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris

- Psychothérapeute Certifié ARS, Agence Régionale de Santé de Paris en 2013

- Hypnothérapeute certifié par l'ISH, International Society of Hypnosis

- Kinésithérapeute DE

- Membre de l'Institut Milton Erickson de Rennes

- Supervisions à l'Institut Emergences de Rennes

- Formation à l'IMO, Intégration par les Mouvements Oculaires, EMDR

- Superviseur Certifié EMDR-IMO

- Membre de l'Institut Milton Erickson d'Avignon-Provence

- Formation à l'hypnose thérapeutique au Cercle de Lariboisière de Paris

- Gestion de la Douleur Physique et Psychique
 


Laurent GROSS

Cabinet Hypnose & Thérapies Brèves de Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.43.55.11.66
(secrétariat téléphonique de 10h00 à 18h)

Métro Oberkampf (lignes 5 & 9)
Métro Parmentier (ligne 3)

 

- Praticien en Hypnose Ericksonienne et Enseignant

- Responsable pédagogique du Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris

- Psychiatre, Psychothérapeute

- Hypnothérapeute certifié par l'ISH, International Society of Hypnosis

- Ancien interne des hôpitaux de Nancy

- Ancien Chef de Clinique à la faculté de médecine

- Fondateur de l'Institut Uthyl (Institut pour l'Utilisation des Thérapies Brèves et de l'Hypnose en Lorraine

- Formation à l'IMO, Intégration par les Mouvements Oculaires, EMDR

- Thérapies Brèves

- Institut Milton H. Erickson de Nantes

- Gestion de la Douleur Physique et Psychique


 


Dr Philippe AÏM

Paris 09



12, rue de la Chaussée d'Antin
75009 Paris
01.48.24.84.01

Prise de rendez-vous par doctolib

 

 


Valérie TOUATI-GROSS
Florent HAMON

75004 & 75011
Hypnose FIV et PMA. Troubles de la fécondité, stérilité

 

75011

- Praticienne en Hypnose Ericksonienne

- Membre du Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris

- Ostéopathe DO

- Formation en EMDR-IMO

- Formation Hypnose et Douleur

- Thérapies Brèves Orientées Solutions

- Gestion de la Douleur Physique

- Spécialisée en hypnose et gynécologie, et plus particulièrement sur les troubles de la fécondité, PMA, FIV, stérilité, grossesse...


 


Valérie TOUATI-GROSS

Cabinet Hypnose & Thérapies Brèves de 

Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.42.71.60.87
Consulte dans ce cabinet les Lundi et Vendredi
 



Cabinet Hypnose, Ostéopathie et Thérapies Brèves de Paris 04

46, Quai des Célestins
75004 Paris
01.42.71.60.87
Consulte dans ce cabinet les Mardi, Mercredi et Jeudi

- Praticien en Hypnose Ericksonienne

- Membre du Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris

- Infirmier Anesthésiste

- Formation en EMDR-IMO

- Formation Hypnose et Douleur

- Thérapies Brèves Orientées Solutions

- Gestion de la Douleur Physique

 





 

 


Florent HAMON

Cabinet Hypnose & Thérapies Brèves de 
Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.43.55.11.66


 

 

 

 





 




 



 

Collège d'Hypnose de Paris. Formation en Thérapies Brèves Orientées Solutions

Le Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, assure une formation en Thérapies Brèves, Hypnose Ericksonienne et Médicale.


Dr Philippe AIM, Formation Hypnose à ParisCette formation est réservée exclusivement aux Professionnels de Santé: Médecins, Dentistes, Sages-Femmes, Kinésithérapeutes, Orthophonistes, Infirmiers, Psychologues, ainsi qu'aux Ostéopathes et Psychothérapeutes munis d'un numéro Adeli et validés par l'Agence Régionale de Santé.

Le cursus complet de formation se déroule sur 3 ans, à Paris, et l'accent est mis sur la mise en situation pratique. 50% de théorie, 50% de pratique.

La première année est centrée sur l'hypnose ericksonienne.

La deuxième année est centrée sur les thérapies orientées solution.

La troisième année est composée de modules complémentaires: Psychotrauamtisme et intégration des mouvements oculaires en thérapie (EMDR - IMO), hypnose et sevrage tabagique, hypnose et douleur etc...

Une évaluation des acquis et de la pratique des étudiants aura lieu, conformément à ce que recommande l’HAS et l’OGDPC.

En savoir plus: www.formation-hypnose.com




Responsables de la Formation à Paris:


Laurent Gross: Kinésithérapeute, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Enseignant et Conférencier à la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves. Consultations à Paris


Dr Philippe Aïm: Psychiatre, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Enseignant et Conférencier à la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves. Consultations à Nancy




 

Auto-Hypnose

Auto-hypnose

Après quelques consultations en hypnose, l'hypnothérapeute peut proposer au patient l'apprentissage de l'auto-hypnose.

L'auto-hypnose est quelque chose de simple à apprendre, et est donc le prolongement logique de toutes les consultations d'hypnose vécues au cabinet.

L'auto-hypnose permet au patient de trouver de nouvelles ressources en lui-même, de devenir autonome.

Il existe sur le marché des cassettes et CD d'auto-hypnose, mais nous vous déconseillons de les utiliser seules, car elles vous "enferment dans un carcan", et bien évidemment ne sont pas personnalisées.

L'utilisation principale de l'auto-hypnose se trouve dans le cadre de la gestion de la douleur, de la grossesse, de l'accouchement, des PMA, des FIV et dans les troubles de la fécondité...


Valérie TOUATI-GROSS, Hypnothérapeute à Paris. Hypnose et FIV, PMA




Valérie TOUATI-GROSS, Hypnothérapeute, spécialisée dans l'approche des troubles de la fécondité en hypnose et thérapies brèves








 

 

Utilisation de l'Hypnose

Cas où l'hypnose Ericksoniennne peut être utilisée
seule ou conjointement avec d'autres thérapies

Abus sexuels
Allergies
Angoisses
Anxiété
Bégaiement
Dépendances
Dépression à certains stades, l'hypnose peut être utilisée seule ou conjointement à d’autres thérapies
Douleurs physiques et morales
Harcèlement
Manque de confiance en soi
Migraines
Peurs
Phobies
Sevrage tabagique
Stress: attention, l'hypnose n'enlève pas la cause du stress mais est efficace dans l'apprentissage de sa gestion.
Troubles du comportement alimentaire
Troubles légers du comportement
Troubles sexuels : impuissance, éjaculation précoce, vaginisme, frigidité, anorgasmie, dysménorrhée et aménorrhée, grossesse, stérilité, PMA, FIV, troubles de la fécondité...

Etc...

Attention, ce qui relève de la psychiatrie lourde doit être réservé aux psychiatres, de même qu'un protocole en hypnose ne remplace pas une consultation auprès d'un médecin.


Hypnose et troubles de la féconditéLire l'article de Valérie TOUATI-GROSS sur Hypnose et troubles de la fécondité...








 

 

L'hypno-systémique : suspense en Allemagne

Par Gisela DREYER

Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pourl’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.

La notion d’« hypno-systémique » réunit les conceptions de la thérapie systémique et celles de l’hypnose éricksonienne. Au cours des années 1970, l’équipe de Heidelberg (Helm Stierlin et Gunther Schmidt) a développé, en étroite coopération avec le groupe de Milan (Selvini, Boscolo, Cecchin, Prata), l’approche « systémique constructiviste ».
L’idée de base consiste à rappeler que les pensées, les émotions et les comportements de l’être humain s’opèrent toujours en rapport avec d’autres, dans leur contexte écologique. L’unité de base est la totalité du système dans lequel l’individu est intégré, unité qui englobe l’organisme ainsi que son entourage biosocial et physique. La pensée systémique souligne moins les caractéristiques de l’individu que celles des interactions qui garantissent la cohésion du système vivant qui suit des règles inhérentes se reproduisant en permanence, de lui-même, créant à chaque instant ses propres réalités.

Jamais une description ne peut être une reproduction exacte de ce qui « existe réellement » ; elle apparaît par la focalisation de l’attention à travers les cinq sens (VAKOG). Cette approche s’inscrit dans le courant de la maxime constructiviste de Maturana et Varela (1982) suivant laquelle « la réalité est une construction consensuelle qui apparaît comme si elle existait “objectivement” ». C’est la théorie de l’autopoïèse développée dans le prolongement de Bateson et de Wittgenstein. Chaque individu développe au
cours de sa vie ses propres structures de perception et d’intégration du vécu, ainsi qu’un propre mode de fonctionnement biologique du cerveau par systèmes fermés.
Milton Erickson – mort en 1980 – s’est déjà, au cours des années 1930, orienté vers ces concepts qui sont confirmés parles recherches actuelles en neurologie. A
la différence des systèmes humains, les systèmes purement biologiques ont une fin en soi et ne peuvent pas être simplement transférés.

La pensée systémique, comme celle de l’hypnose, partage une vision identique sur la manière dont des changements interviennent. Le vécu de l’individu est expression des représentations (schémas, patrons) engendrées au cours de la vie, constituant des réseaux d’associations au niveau neurologique en permanente réassociation. Un changement intervient par la création de différences. Evénements et symptômes sont le résultat d’actions et d’interactions. Une vision purement psychique est forcément réductrice. Pour réaliser des transformations, il n’est nullement nécessaire de modifier un réseau entier, il suffit d’introduire de petites disparités au niveau des enchaînements pour provoquer une transformation de l’ensemble du système,puisque tout réseau est en permanente interaction (tache d’huile).

Gunther Schmidt écrit dans une de ses publications : « Au retour de ma visite chez Milton Erickson peu avant sa mort, je me suis efforcé en priorité de relier les conceptions
systémiques - constructivistes si précieuses avec les modèles éricksoniens. Cela m’a amené à créer l’appellation d‘hypnosystémique, puisque les deux approches
présentent de nombreux parallèles, aussi bien au niveau théorique qu’au niveau des stratégies d’action (méthodes). Leur intégration a encouragé à la révision d’un certain
nombre de positionnements des deux concepts. Mon séjour chez Erickson a fondamentalement changé ma propre manièrede penser et d’agir, comme d’ailleurs celle du monde systémique en Allemagne. »

Y A-T-IL UNE RÉALITÉ ? TOUT EST PERCEPTION

Le « Je perçois ! » ne peut pas être une image photographique de ce qui « est », mais un acte créateur autonome et autoorganisé.C’est le résultat d’un choix parmi diverses stimulations de ce que l’on appelle la « perception ». Nous sommes intégrés dans un jeu dialectique de changements permanents (comme dans une danse) que nous concevons de manièreautonome, sans toutefois être complètement indépendants. Au sein de la mémoire,la mulébreux « passés » et de nombreux « avenirs ». Nous réactivons ces réseaux suivant les sollicitations de l’instant (par exemple, musique, odeur, mimiques, etc.) qui sont pour une grande partie in-conscientes. Par une intervention hypnosystémique, elles sont rendus conscientes en dégageant émotions, souvenirs, réactions corporelles, explications, jugements de valeur, attentes, métaphores, etc. Nous
créons en permanence notre perception par nos pensées et imaginations, en activant ces réseaux qui produisent la « réalité» dominante accompagnée d’une réaction au niveau du corps (des muscles,des hormones, de la tension artérielle, de la respiration, du pouls, de la coordination, etc.), et présumons souvent qu’elle est le produit de forces extérieures ou d’impulsions intérieures incontrôlables. Pour maîtriser cette complexité, nous inventons des catégories qui souvent s’avèrent restrictives ou même répressives
(diagnostics).

DIALECTIQUE HYPNO-SYSTÉMIQUE

Affirmer que toute transformation au niveau individuel – qu’elle soit intentionnelle ou non – ait des répercussions surle système social (couple, famille, entreprise…) est une banalité. Ceci est vrai aussi bien à propos des changements concernant les symptômes que pour l’introduction de (nouvelles) ressources. Vivant un problème, l’individu se sent affaibli, diminué, vieilli (etc.), ne correspondant plus aux désirs de son entourage. Il se peut pour -tant que le « problème » soit une preuve, par exemple, de loyauté, d’honnêteté ou de fidélité. Les problèmes s’avèrent donc comme des tentatives de solution dans des situations de porte-à-faux. On pourrait même affirmer que « les problèmes sont des solutions » (Klaus Mücke). Souffrir d’un symptôme est vécu comme une expérience négative, comme signe d’une incompétence ou d’un déficit à effacer,
à faire disparaître. De telles réactions s’avèrent particulièrement résistantes à la transformation souhaitée. L’idée qu’elles peuvent avoir un contenu raisonnable,même judicieux, ou être un soutien, apparaît dans l’immédiat souvent comme erroné et/ou aberrant.

Gisela DREYER - Psychologue clinicienne en cabinet privé à Bonn en Allemagne. Correspondante de la revue Internationale « HYPNOSE &Thérapies Brèves ».


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Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.

 




Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?

 

 

 

 

Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.
 

 

Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose. Nathalie Schlatter Milon
La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.

 

 

 

Parkinson/ Erickson, ça rime ! Laurent Bujon
Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services.

 

Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.
 

 

"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO
Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ! Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi. Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère. Peut-être. Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous. Pas si sûr. Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.

 

 

Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.

 

 

Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec. D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette.

 

 

La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement.
Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.
 

 

Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot
Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon.

 

L'auto-hypnose pour l'autonomie

Les patients à l'oeuvre


Par Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD

Revue Hypnose & Thérapies brèves n°34

Particulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en
exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ? Développer leur propre créativité pour ne pas tomber dans une « simple» relaxation ou détente, mais bien mettre en place des processus efficaces d’analgésie et de changement. Une expérience de groupe d’autohypnose pour lespatients a été mise en place au CITI depuis 2012. Des exemples concrets de la pratique clinique au cabinet vous permettront, à la fois, de développer votre pratique personnelle de l’autohypnose et de mieux accompagner les processus d’apprentissage de vos patients.


AU COEUR DE L’APPROCHE DE MILTON H. ERICKSON : LA FACULTÉ D’AGIR PAR SOI-MÊME


L’idée des groupes est née de la demande des patients. Comment mieux pratiquer à la maison ? Ayant remarqué pour euxmêmes l’utilité des séances d’hypnose en
consultations individuelles, beaucoup cherchent à s’approprier suffisamment l’outil.

Un double objectif est recherché :

- l’autonomie dans le présent : les études scientifiques montrent que le niveau d’amélioration dans les pathologies chroniques (parkinson, SEP, intestin irritable, douleur…) est lié à l’intensité de la pratique quotidienne,

- et la sécurité à long terme : se sentir capable de faire face à de nouvelles difficultés éventuelles dans l’avenir par la maitrise de l’autohypnose.

Les « K7 », enregistrées par le thérapeute, répètent par essence le même script. Le défi du groupe est de transmettre suffisamment l’apprentissage pour que chaque patient devienne capable de fabriquer sa propre séance suivant les besoins du moment. Au-delà d’une simple relaxation, développer à la demande catalepsie, lévitation, amnésie, analgésie, distorsion temporelles...
L’ancrage des ressources est au coeur de la pratique du groupe : regarde ce dont tu es capable.

LE CENTRE


Les locaux du CITI, avec la salle de réunion, formation, atelier, sont porteurs de ce projet. En nous installant ensemble2 en 2011, nous avons choisi d’avoir de l’espace. Dans ce cabinet, de groupe lui aussi, les idées, les inventions et la créativité sont stimulées. Les échanges informels le midi, tout comme le temps de staff hebdomadaire, permettent de partager la pratique, de se lancer des défis et de créer des solutions. Ce qui est vrai pour les fourchettes ne l’est pas pour les idées. Si nous avons chacun une fourchette, que tu me donnes la tienne alors que je te donne la mienne,
nous avons toujours chacun une fourchette.

Si nous avons chacun une idée, que tu me donnes ton idée et que je te donne la mienne, nous avons chacun deux idées. Comme au CITI certains ont plutôt 15 idées, j’ai parfois du mal à suivre… Ceci dit, ce qui marche pour les thérapeutesdoit marcher pour les patients. Proposer un espace pour les patients, leur permettre de partager leurs idées et solutions « de patients » qui sont souvent plus efficaces et utiles que nos idées « de thérapeutes ».

Edith Haméon-Bezard, médecin anesthésiste en retraite, hypnothérapeute, est venue rejoindre l’équipe du CITI pour proposer quelques consultations de thérapie et mettre ainsi son expérience au service des patients. Elle m’a fait l’amitiéd’être la première inscrite à mon groupe. Son enthousiasme pour cette activité m’a portée, et je vais maintenant lui laisser la parole.

EDITH (PARTICIPANTE)
J’ai choisi d’aller suivre les ateliers d’autohypnose proposés par Elise pour en découvrir les avantages. Je pense qu’il est bon, en tant que soignant, de se trouver « de l’autre côté de la barrière «, être patient de temps en temps pour vivre et comprendre ce qui est ressenti de ce côté-là. Depuis plusieurs mois, je participe au groupe, je découvre les bienfaits de cette forme de travail et je suis « addict » ! Nous sommes réunis à 5 ou 6 pendant deux heures, autour d’Elise, une fois par mois. Le groupe est ouvert, ce qui veut dire que de nouveaux participants peuvent se
joindre au groupe (après accord d’Elise).
Les niveaux de pratique sont donc différents.Nous  commençons la séance en nous présentant par nos prénoms, puis Elise nous demande nos attentes ou objectifs. Cela permet, d’une part d’adapter le travail à nos besoins, d’autre part de nous focaliser déjà sur les idées nouvelles et les solutions plutôt que sur la longue liste des causes, de ce qui ne va pas et de nos problèmes. Le travail hypnotique commence par ces conversations de début de groupe, à notre insu. Elise fait de nombreux recadrages sur la façon dont nous nous parlons à nousmême… « Essayer », « ne pas », « ne plus », « arrêter », pensées négatives de nous et croyances limitantes…
Autant de freins
qui entravent les processus naturels de guérison. Avec sa sonnette de comptoir, elle n’hésite pas à nous interrompre pour rendre conscients ces processus automatiques de dénigrement intérieur. Elle s’autorise beaucoup d’humour et des interventions parfois théâtrales pour nous faire, déjà, réagir. Ensuite commence le coeur du travail du groupe, l’apprentissage d’exercices simples, adaptés à notre demande. Il est parfois étonnant comme un même exercice peut répondre à des besoins très différents, l’aspect métaphorique de l’hypnose entrant en résonnance avec chacun, là où il est. Au-delà de la technique utilisée, c’est l’hypnose en elle-même qui est utile. Comme le disait Erickson : « aller à la rencontre de l’hypnose ». Les exercices expliqués, pratiqués puis réexpliqués, nous permettentde développer progressivement notre pratique personnelle à la maison.
Chacun peut
exprimer ce qui s’est passé entre deux séances, raconter ce qu’il a réussi. L’une raconte que ses migraines se sont espacées, qu’elle ne prend presque plus de médicaments, l’autre qu’elle dort mieux et ne fait plus de cauchemar, la troisième assure simplement que « ça va mieux ». Ces réussites sont d’excellents stimulants pour la pratique des autres membres du groupe, particulièrement pour les nouveaux, découvrant qu’il est possible d’atteindre l’objectif : d’autres l’ont fait. Quelle rigolade quand, parfois, personne ne se souvient des exercices du mois précédent ! Amnésie post hypnotique, transe profonde ?Heureusement, Elise prend des notes et nous recommençons puisque ça semble avoir si bien marché.

Travailler en groupe est un moteur. Lorsque l’on est plus avancé, on voit le chemin parcouru et les progrès réalisés. Ce mouvement vers l’objectif, cette dynamique de changement est notable chez chacun, au fur et à mesure des séances. Chacun des participants aide les autres à changer
leurs points de vue sur leurs problèmes. Cela crée un recadrage direct – par les commentaires –, et indirect : regarder une personne qui change est une excellente incitation au changement. Des phénomènes d’hypnose indirects très puissants entrent en jeu. Erickson l’utilisait souvent : hypnotiser une personne devant une autre peut créer une transe profonde chez l’observateur. Ecouter les histoires des autres et leurs solutions sont autant de métaphores pour chacun, et souvent celles des participants sont plus puissantes que celles du thérapeute. Cette pratique en groupe enrichit chacun de nouvelles ressources. Je l’ai personnellement ressenti ainsi qu’un réel
soutien pour ma pratique professionnelle. J’ai remarqué l’évolution chez chaque participant, l’autonomisation, au fil des séances. De plus, pratiquer ensemble crée du lien entre les participants. Ce sont comme des graines que l’on plante côte à côte, bien en terre, séance après séance, qu’il faut ensuite arroser régulièrement et qui peuvent devenir de belles plantes, voire plus.

PRINCIPES D’ANIMATION


Pour animer ces groupes, une solide expérience des phénomènes hypnotiques est utile : lévitation, catalepsie, amnésie, distorsions temporelles, altération du schéma corporel, analgésie... Autant de manifestations spontanées que je repère chez chacun, les aidant à ressentir pour eux-mêmes ces signes privilégiés de transe. S’associer ou se dissocier à la demande en fonction des besoins et des objectifs étant le but à atteindre. Je m’espère fondamentalement proche du travail d’Erickson. J’ai une grande confiancedans l’inconscient, l’esprit intérieur, notre partie sage, réservoir de compétences et d’apprentissages précoces. J’ai eu la chance de rencontrer Roxanna Erickson Klein à Nantes. De nos riches échanges j’ai envie de retenir deux axes : répondre aux besoins des patients et stimuler la plasticité cérébrale.

Répondre aux besoins des patients

Le groupe n’est pas à proprement parler préparé à l’avance. Il m’est plus agréable de co-créer, avec chacun et tous ensemble, le sur-mesure des besoins de ce jour-là. Comme en consultations individuelles, l’expression de l’objectif est importante : que souhaitez-vous que le groupe vous apporte ? Chacun parle, j’observe,je note, je rebondis, choisis et propose les exercices qui me semblent adaptés. Libre ensuite de faire ou ne pas faire, d’écouter ma voix ou une autre voix, une voix intérieure, une voix utile… A la maison, entre les groupes, apprendre aussi à définir un objectif. Que souhaitez-vous que cette séance d’hypnose vous apporte ? Attentive avec grand bonheur aux surprises de l’hypnose qui résout, parfois l’air de rien, d’autres problèmes que ceux que l’on croyait avoir, qui peut provoquer jusqu’àl’amnésie totale de ce qui nous gênait pourtant
depuis longtemps, ou nous proposer tout autre chose.

La sécurité intérieure est souvent le premier besoin. Exprimé ou non d’ailleurs, c’est au thérapeute d’être vigilant et de lerepérer. Les personnes réellement en danger dans leur vie extérieure ne sont pas accueillies dans le groupe ; elles doivent d’abord sécuriser leur présent. Pour être plus tranquille et travailler en confiance, le premier apprentissage du groupe est l’ancrage du présent3. La capacité immédiate à revenir, ici et maintenant, quelle que soit l’expérience négative que je suis en train de revivre. Quel objet ici, dans cette pièce ou dans mes affaires, désigne pour moi et de façon irréfutable le présent ? Je suis adulte, nous sommes le(date), et je participe à un groupe d’apprentissage de l’autohypnose. Kay Colbert, dans son expertise de la mindfulness, m’a transmis le même message : apprendre aux patients à sortir de l’expérience négative : « Get in and get out».

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Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !
A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.
Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.
Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.

Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN
Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.

L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD
articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?

Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ
Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.

Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN
Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».

Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS
La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.

Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat
Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.

“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34
“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.

Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy
Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)

Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX
Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…

Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV
Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?

 



Formations en Hypnose: Attention DANGER!


Formation en Hypnose, comment s'assurer de la validité de la formation en hypnothérapie de la part de votre thérapeute ?

Depuis quelques années, nous voyons arriver des "pseudo-hypnothérapeutes", qui comme par hasard sont tous issus de la même formation au sein d'un institut ne comprenant, parmi le corps enseignant, AUCUN PRATICIEN DE SANTE ayant un titre reconnu (formation en psychologie ou psychopathologie, médicale ou paramédicale). ATTENTION à ces pseudo-hypnothérapeutes.

Car ces pseudo-hypnothérapeutes, ET LEURS ENSEIGNANTS, n'ont aucune connaissance ni compétence pour traiter des patients... Vérifier que leurs enseignants soient médecins ou psychologues, des professionnels de santé, soyez très vigilants.

La formation de base d'un hypnothérapeute est une formation longue, sur 3 ans au moins.

Pour devenir hypnothérapeute, il est nécessaire d’être d’abord THERAPEUTE.

L'hypnose n'étant pas une fin en soi, mais un outil thérapeutique parmi d'autres, évitez les praticiens qui n'ont d’autre diplôme que celui d'hypnothérapeute.

De plus, un hypnothérapeute doit impérativement, comme tout professionnel de santé, se tenir informé des dernières évolutions et poursuivre sa formation continue. Il doit être supervisé par ses pairs.

ATTENTION : les termes de « Praticien » ou « Maître-Praticien » peuvent  troubler, semer la confusion dans l'esprit du patient… Ils ne sont garants de rien.

Laisseriez-vous votre corps, votre psychisme entre les mains de praticiens non compétents ?
Soyez très attentifs et prenez soin de vous.

 
Formation en Hypnose Ericksonienne à Paris

Laurent GROSS & Dr Philippe AIM

 

 

Thérapeutes en Exercice. S'affranchir des idées restrictives

Fabienne KuenzliFabienne KUENZLI, pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves N°31    

 
Un exercice à appliquer en supervision de groupe ou avec des professionnels de l’aide en proie à des difficultés. Pour élargir nos possibilités d’être utiles.    
 
La critique postmoderne a tenté de nous rendre sensibles à l’influence des idées sur nos pratiques. Jacques Derrida, en parlant de « pratiques déconstructives », nous engage constamment à prendre une position réflexive pour observer l’effet de certaines idées sur nos pratiques. Depuis 1994, j’ai utilisé la notion d’idées restrictives dans ma pratique et mes enseignements, sans la formaliser, pour décrire comment et en quoi certaines idées pourraient influencer nos pratiques. C’est aujourd’hui chose faite et voilà baptisées les nouvelles idées restrictives et leur ribambelle d’influence.  

Nous appelons « idées restrictives » des idées que nous avons tous reçues, parfois malgré nous, et qui limitent notre relation au monde. Ces idées ont été activement induites et construites par la famille, l’enseignement explicite ou implicite, la société ou la culture ou les sous-systèmes dans lesquels nous vivons. Certaines de ces idées proviennent de la manière dont vous-mêmes avez vécu votre propre expérience. Ces idées sont restrictives parce qu’elles contraignent, diminuent le champ des possibilités ; elles nous invitent à fonctionner sur « pilote automatique » plutôt que de prendre en compte la réalité en constante transformation et l’unicité de la situation et des personnes qui nous consultent. Les idées restrictives laissent nos pratiques peu créatives, les entourant d’un parfum d’inertie. Elles créent des espaces saturés laissant des autoroutes pour les labellisations, les idées peu productives, peu utiles pour nos clients.

Pour vous présenter l’illustration de l’effet que peuvent avoir les idées restrictives, je vous présente dans cet article un exercice que j’ai souvent proposé dans le contexte d’enseignement  de la psychothérapie ou de la supervision. Le but est que vous puissiez expérimenter l’utilité de ce nouveau concept socio-constructiviste : les idées restrictives. Il n’est pas question de rajouter un nième maillon à votre déjà chargé chapelet de jargon systémique. Une fois l’expérience faite, vous déciderez si ce concept peut s’avérer utile à vos pratiques.

Le but de cet exercice est de créer un contexte dans lequel vous pourrez prendre conscience des idées que vous avez reçues, parfois malgré vous, sur votre travail et les relations à vos clients, et en quoi ces idées modifient la relation que vous pouvez entretenir avec eux. Ces idées font souvent partie du registre moins conscient.

Evidemment, si l’on pouvait devenir plus clairement conscient de l’effet de ces idées restrictives leur force tarirait, comme le montre souvent, dans les faits, cet exercice. Il nous semble pertinent de prendre conscience de nos idées restrictives pour que nous puissions mieux nous en affranchir. Sinon nous risquerions de rester à leur merci sans percevoir leurs impacts sur nos clients.

Dans la pratique de cet exercice, constitué principalement de questions, il est important, comme d’ailleurs dans toute idée qui se veut respectueuse, de ne pas créer des diktats mais de permettre des pratiques que nous aimons qualifier de génératrices de possibilités. Le langage a une force telle d’ailleurs que peu importe si les réponses sont échangées avec les autres membres du groupe ou non. Le langage que l’on se dit à soi peut aussi avoir un effet générateur. Il peut aussi avoir de l’efficacité en offrant des questions qui créent des espaces réflexifs tout en respectant que la personne ne puisse, ou ne désire, répondre à ce moment précis.

Cet exercice vous permettra de faire l’expérience de mieux comprendre en quoi et comment certaines « idées restrictives » peuvent limiter la possibilité de travailler au faîte de votre potentiel. Rappelez- vous, n’échangez avec les membres du groupe que les propos que vous vous sentez suffisamment confortables d’échanger. Tout est question de contexte évidemment. Vous pouvez en tout temps protéger votre sphère privée ou refuser de répondre à une question qui vous semble privée.   
 
QUELQUES RECOMMANDATIONS   
 
Le moment plus difficile de l’exercice est de choisir dans la liste ci-dessous une idée restrictive. Si vous choisissez autre chose, vous passerez totalement à côté de l’exercice.  

Second avertissement : la séquence et la forme des questions sont fondamentales. Elles font la valeur de l’exercice. Si vous êtes comme la plupart d’entre nous, cliniciennes, cliniciens, des électrons libres, pour une fois, faites l’expérience de cette expérience sans l’altérer. Après quoi, usez votre sens critique et décidez. Si vous changer les règles en amont, vous créez un autre exercice ; vous ne pourrez alors juger que de ce que vous avez déjà transformé.

Troisième recommandation: à la manière dont vous posez des questions, utilisez votre qualité clinique pour mettre à profit cet exercice. Si vous « bombardez » votre interlocuteur de ces questions sans prendre le temps de lui laisser répondre, il ressentira peut-être l’expérience comme rapide, voire au pire intrusive. Cela ne sera pas dû à la sémiotique des questions, mais plus à votre attitude. Suivez le rythme de la personne à qui vous posez des questions, usez de délicatesse, de subtilité, d’élégance, de sensibilité.
 
VOICI L’EXERCICE  
 
Même si vous ne pensez pas avoir d’idée restrictive, lisez la liste et prenez une idée avec laquelle vous n’êtes pas très confortable. Choisissez-en une de la liste et essayer l’exercice réflexif suivant. Exemples d’idées restrictives:  
 
1. Il ne faut pas être trop proche de nos clients.  
2. Il ne faut pas être trop distant(e) de nos clients.  
3. Certains clients sont résistants.  
4. Les psychothérapeutes doivent parfois prendre le rôle d’un éducateur, d’un parent, d’un enseignant. (Choisissez une idée de la liste)  
5. Avec certains clients, vous pouvez essayer ce que vous voulez cela ne changera rien, ils sont bloqués.  
6. Mon travail est ennuyeux.  
7. Je stagne dans mon travail.  
8. Certaines personnes ne veulent pas changer.  
9. On ne peut pas travailler s’il n’y a pas de demande.  
10. Certains clients sont défensifs.  
11. Certains clients sont résistants.  
12. Le changement est très difficile, très lent dans cette structure institutionnelle.  
13. Les clients sont trop « malades » les pathologies trop lourdes pour pouvoir aider.
14. Mon travail est trop répétitif.  
15. Mon travail n’est pas assez stimulant.  
 
1er temps : former un groupe de cinq ou six personnes. Dans chacun des groupes, chaque participant va examiner (directement ou indirectement) une de ses idées sur les clients, patients. Définissez dans votre groupe 3 positions différentes :  
1. Une personne qui pose les questions.   
2. Une personne qui se fait interroger sur ses idées restrictives.  
3. Un groupe formé de trois ou quatre personnes qui créeront un « reflecting team » (une équipe réflexive). Ce groupe fera, après l’entretien des observations et commentaires sur la discussion.    
 
FABIENNE KUENZLI  
 
Docteure en Psychologie, Spécialiste en Psychothérapie. Droit de Pratique Suisse (1997) et Californie (Licensed Marriage, Family and Couples Therapist, 2003). Travaille et se forme durant 12 ans aux USA aux approches systémiques (socioconstructivisme), à l’hypnose Ericksonienne (à Phoenix, Arizona) et à la Gestalt. Auteure d’articles et d’un livre (Inviting reflexivity into the therapy room, How therapists think in action, University Press of America, 2006). Sa passion pour son travail l’amène à travailler dans des ghettos de la banlieue de Los Angeles avec des milieux ethniques et sociaux-économiques défavorisés.




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Revue

DIS POURQUOI – Dr Thierry Servillat

Jeune adolescent, Milton Erickson se levait la nuit pour s’occuper du journal de son lycée. Puis se recouchait après avoir écrit des articles qu’il découvrait le matin suivant à son réveil. Il est 22h26. Je ne suis pas trop en transe. Je vais essayer sa méthode pour écrire cet éditorial. Sur quoi pourrais-je le faire ? Qu’est-ce qui m’amusé aujourd’hui ? J’ai bien ri avec ma dernière patiente tout à l’heure, adolescente en proie à des crises de boulimie (sans vomissements). Elle m’a demandé si elle pouvait aller dans du « fantastique », je lui ai donné l’autorisation, puis lui ai simplement proposé, une fois entrée en transe, de monter en montgolfière, verticalement et lentement, pour atteindre les nuages « roses et gris ».

A LA MANIERE DE – Dr Philippe AÏM

POUR VOIR UN PEU PLUS LOIN ? Premier à répondre à Dominique Megglé, c’est avec respect que Philippe Aïm triture la parole du maître. Avec audace aussi, il conjugue humilité et fierté pour contribuer à penser la question de la transmission entre générations. 2007 : Au moment du forum de Liège, je suis interne à Nancy. J’ai à peine 27 ans et je vais découvrir l’hypnose en m’inscrivant au D.U. d’hypnose médicale de Paris VI. Je me prends virtuellement une baffe en écoutant Roustang parler de l’hypnose et je « tombe dans la marmite». J’achète les premiers numéros de la revue HYPNOSE & Thérapies Brèves, et le premier article que je lis est le premier du numéro 1 : « Les thérapies brèves » par D. Megglé. Le style est percutant et attractif, les idées me passionnent. J’entame une autre formation l’année suivante à l’hypnose et aux thérapies brèves à Nantes et je me mets à pratiquer autant que possible.

TRANSE, RIPAILLES ET EMERGENCE – Béatrice Dameron

ECLAIRAGE NARRATIF. Un deuxième et dernier (pour ce numéro en tout cas !) apport eu débat, envoyé spontanément (comme le précédent) par une praticienne de la thérapie narrative. Et qui le nourrit ! Un triple merci à D. Megglé : Pour avoir instillé dans son article la vivacité nécessaire pour réveiller la torpeur des premières chaleurs estivales et saluer ainsi la sortie de la « période sèche » de l’hypnose, celle des unanimismes illusoires qui durent ce que durent les temps de crise. Pour offrir à nos synapses une bonne controverse, et donc l’occasion de pratiquer quelques étirements qui nous réchaufferont jusqu’aux premiers frimas. Rien de tel en effet qu’une querelle des Anciens et des Modernes pour enflammer derechef le débat à coups de surenchères, et offrir un boulevard aux professions de foi adverses ou autres revendications en intégrisme supérieur.

THERAPEUTES EN EXERCICE – Dr Fabienne Kuenzli

S’AFFRANCHIR DES IDÉES RESTRICTIVES. Un exercice à appliquer en supervision de groupe ou avec des professionnels de l’aide en proie à des difficultés. Pour élargir nos possibilités d’être utiles. La critique postmoderne a tenté de nous rendre sensibles à l’influence des idées sur nos pratiques. Jacques Derrida, en parlant de « pratiques déconstructives », nous engage constamment à prendre une position réflexive pour observer l’effet de certaines idées sur nos pratiques. Depuis 1994, j’ai utilisé la notion d’idées restrictives dans ma pratique et mes enseignements, sans la formaliser, pour décrire comment et en quoi certaines idées pourraient influencer nos pratiques. C’est aujourd’hui chose faite et voilà baptisées les nouvelles idées restrictives et leur ribambelle d’influence. Nous appelons « idées restrictives » des idées que nous avons tous reçues, parfois malgré nous, et qui limitent notre relation au monde.

UNE FAIM EN SOI – Cynthia Drici

HYPNOSE ET PROBLEMES DE POIDS. L’hypnose peut avoir une place de choix dans la thérapeutique des problèmes de surpoids et d’obésité. A condition qu’elle prenne délicatement en compte la pluralité des besoins du patient. Cynthia Drici nous montre comment cela peut être entrepris dans le contexte habituel ainsi que celui après une chirurgie bariatrique. S’il est vrai que chaque patient est différent, il y a des problématiques qui sont, elles, très récurrentes et similaires. En effet, tout comme il est fréquent de se voir adresser un patient pour un sevrage tabagique, il est également tout à fait courant de recevoir en consultation un patient (qui la plupart du temps sera d’ailleurs une patiente) qui souhaite « faire de l’hypnose pour perdre du poids ».

ZONE DE CONFORT – Thierry Zalic

LA FACILITÉ D’ÊTRE BIEN. Beau travail d’écrivain thérapeute, autour de l’apport quantique au sein des thérapies brèves. A tout moment, l’individu a le choix d’être bien (ou le mieux possible). Rien ne l’en empêche. C’est à partir de cette proposition, vraisemblable ou non, qu’une part de ma pratique a vu le jour. Elle s’est imposée à moi naturellement, comme un jour la transe pénètre celui qui l’a longtemps cherchée. Quand mes confrères multiplient les séances, une à trois séances suffisent pour que la vie s’allège. Le patient ne comprend plus comment il a pu en être autrement. Lecteur, ne crois pas là à une forfanterie; je témoigne comme il m’intéresse énormément de te voir témoigner.

HYPNO-PHILO : QUAND LA BEAUTE NOUS SAUVE – Dr Thierry Servillat

Le titre du dernier livre de Charles Pépin, jeune (40 ans) professeur de philosophie, ne pouvait que m’interpeler. Surtout avec le Jaune et or de Mark Rothko en couverture. Si comme moi vous n’avez pas encore de culture dans ce champ difficile qu’est l’Esthétique, ce livre est pour vous. La première phrase : « Commencez par imaginer une femme…» démarre fort pour nous hypnothérapeutes. L’auteur nous propose d’avoir affaire à quelques humains qu’il met en situations afin d’illustrer, mais aussi manifestement de penser son propos qui explore la question : que peut-on attendre de la beauté ?

QUIPROQUO, MALENTENDU ET INCOMMUNICABILITÉ : « AUCUNE IDEE » - Dr Stefano Colombo et Muhuc

- Allô, docteur Reçoit ?
- Bonjour, je regrette mais, actuellement, je ne reçois pas.
- Non, je veux dire : êtes-vous bien le Dr Reçoit ?
- Ah, oui ! Bien sûr : Reçoit en personne.
- J’espère ! Vous n’allez quand même pas consulter par courriel ou Skype.
- Je voulais dire que c’est bien le Dr Reçoit en personne qui vous répond.
- Permettez-moi une question : comment peut-on être médecin et avoir un tel nom?
- Aucune idée.
- Comment aucune idée ?
- Vrai ! Vous avez raison : comment peut-on avoir « aucune idée « si on n’en a pas.
- On n’en a pas de quoi ?
- D’idée justement !

RECHERCHE : L’HYPNOSE SUR LA VOIE DE LA SUBJECTIVITE – Antoine Bioy

Commençons par une étude épidémiologique d’envergure (Purohit et al, 2013), qui montre que l’hypnose, avec d’autres thérapies « corps esprit » (selon la classification OMS), est un recours spontané pour les patients ayant des troubles neuropsychiatriques (anxiété, dépression, insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire, déficits attentionnels, troubles du sommeil journalier). Ainsi, sur plus de 23000 patients, un quart ont recours à ces thérapies complémentaires contre 15% dans la population générale. Les chercheurs montrent également que plus les patients ont de symptômes, et plus ce recours est important. La raison la plus souvent invoquée par les patients est un manque d’efficacité des thérapeutiques médicales traditionnelles. Pour autant, 70% des patients ne parlent pas de ce recours aux thérapies « corpsesprit » à leur médecin.

COINCIDENCES : L’URGENCE DE LA CRÉATIVITÉ – Olivier Prian

Bon anniversaire ! 10 ans déjà ! A cheval sur les années 2002 et 2003, l’effectif au grand complet du service des urgences de la Clinique La Sagesse à Rennes (soit une trentaine de professionnels de santé – infirmières, surveillante, aides soignantes, médecins – et les secrétaires pour la première partie) a suivi la formation « hypnose et douleur aigüe ». Ce fut, est-il besoin de le dire aux lectrices et lecteurs avertis de cette revue, une expérience des plus riches et particulièrement stimulante sur un plan créatif. Chaque session a été l’occasion de découvertes, de déséquilibres et d’apprentissages, en route vers un changement dont nous ne mesurions pas l’ampleur. Un questionnaire distribué un an plus tard soulignait ce changement des pratiques professionnelles à l’unanimité.

CUISINES ET MERVEILLES : MELONGENE, UNE ENIGME – Joëlle Mignot

Avez-vous déjà caressé une belle mélongène? Avez-vous déjà laissé lentement glisser la pulpe de votre doigt pour en sentir la finesse et le velouté ? Sa peau brillante et lisse est étonnante de douceur et de fermeté, sa robe améthyste profond protège une chair légère et absorbante qui ne demande qu’à se gorger de la meilleure huile d’olive pour en favoriser la cuisson lente et goûteuse, préparant une fête des sens…
« al-bâdinjân » ( ) en arabe puis mélongène en latin, melanzana en italien, elle répond également aux doux noms de brindelle à la Réunion et de bélangère aux Antilles, et patlican en turc où elle trône en reine dans la cuisine ottomane. Qui est-elle ?

HYPNOSE DÉTOURNÉE ET EMPRISE FLASH. NOUS DEVONS DIRE NON. Yves HALFON

Le mot « hypnose » est noble », mais il y a des manières « inacceptables » d’utiliser l’hypnose. Voici quelques réflexions sur la survenue médiatique de l’hypnose de rue, de l’hypnose « flash » et de l’utilisation malencontreuse de ces pratiques par des individus sûrement ignorant de la dangerosité de ces méthodes sur les personnes. A propos de l’utilisation inappropriée et choquante de l’hypnose par les hypnotiseurs de rue et de music-hall, et avec parfois la complicité naïve des sujets victimes de cette manipulation, nous pouvons dire qu’il se crée une relation perverse, qui pourrait être préjudiciable à la personne qui se prête au jeu du manipulateur.
 




Hypnose du Monde: Congrès de Brême International Society of Hypnosis. Dr Elise LELARGE

Dr Elise Lelarge Psychiatre

Dr Elise LELARGE, Psychiatre et psychothérapeute au Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative (Rezé). Formatrice en hypnose et thérapie intégratives à l’Institut Milton H. Erickson de Rezé. Conférencière.



Dans les coulisses de la fête d’octobre, à Brème, nous traversons la grande place pour rejoindre le Palais des Congrès entre les manèges qui se montent. Le lieu du congrès que nous allons découvrir progressivement pendant ces 5 jours de rencontres internationales est particulièrement convivial... Le premier matin, je découvre avec plaisir le travail de Stéphane Ottin Pecchio. Tout cela me donne bien envie de faire une séance... Pour voir... Il chante, joue du piano, touche des points d’acupuncture, accompagne dans une transe hypnotique, en forêt, une clairière, un message, spécialement pour vous... Ça raisonne, ça vibre, entre les notes de son piano, sa voix, le toucher et la transe... Qui a dit que les hommes ne sont pas multi- tâches ?

Je me réserve l’après-midi pour l’atelier de Dan Short. J’ai découvert son livre Espoir et Résilience récemment. Une porte s’est ouverte pour moi à la lecture de cet excellent ouvrage qui m’a permis de comprendre, en position méta, les grandes stratégies éricksoniennes. Je suis ravie par cet atelier. Une leçon de créativité et de sur mesure. Il cherche, observe, contourne. Pas de plan précis, pas d’idées préconçues. Il est humble pour nous présenter un travail qui semble excellent. Il est à l’aise et détendu. Assez proche de son public. Il nous raconte des promenades hypnotiques avec ses patients les plus difficiles. Les moindres détails at- tirent son attention, une petite brèche sur laquelle construire l’alliance thérapeutique. Il improvise comme un funambule. Je sens mes ressources s’activer.

Je croise Philippe Aïm à la sortie de sa conférence sur « Hypnose et pensée juive ». Il a commencé le forum par une journée « Jeffrey Zeig ». La conférence, et surtout l’atelier qui a suivi, étaient très intéressants. J. Zeig proposait, comme il le fait depuis longtemps, de « disséquer « le travail d’Erickson pour mieux se l’appro- prier. Le sujet était ici l’induction : comment l’améliorer, l’»ornementer « pour reprendre ses mots, y mettre plus d’épaisseur, de densité et d’efficacité. Des outils très concrets et des explications claires, qui s’adressaient surtout à ceux qui ont déjà une pratique de l’hypnose : « Passionnant ! », me raconte Philippe.


Dr Elise Lelarge Psychiatre

Une ambiance totalement différente le lendemain avec Danie Beaulieu. Nous avons la chance de l’entendre en français cette fois. C’est reposant, avec l’accent québécois en prime.

Elle nous livre pendant les trois heures d’atelier une myriade de métaphores agies, d’outils « impactants », pour transformer les patients de l’état « tapis » à l’état « terreau » afin que nous puissions y semer les graines du changement.

Percutant est le mot qui résume l’ambiance. Personnage haut en couleur, souriante et joueuse, elle rayonne de plaisir. Elle cherche, dans les objets du quotidien du patient comme une pièce d’un euro ou un cahier d’écolier, des métaphores pour faire passer le message thérapeutique. Les suggestions post-hypnotiques seront présentes d’emblée par la fréquence à la- quelle le patient va être naturellement confronté à l’objet.

D. Beaulieu utilise, au sens premier du terme, le matériel thérapeutique que le patient apporte. C’est presque du théâtre. La mise en scène est très travaillée.

Dans les espaces conviviaux du hall, nous passons plusieurs heures au stand des marionnettes. Tous les animaux y semblent représentés en petite, moyenne ou grosse taille. Plus vrais que nature. Chacun de mes collègues y trouve son effigie. De précieux outils de thérapie que nous rapportons à Nantes.

 

Danie BEAULIEU assure des formations en EMDR-IMO et Thérapie d'Impact.
Ddocteur en psychologie (Ph.D). Elle est le seul maître certifié en Thérapie d’Impact au Canada, et la seule psychologue habilitée à enseigner la technique d’Intégration par le Mouvement Oculaire (IMO).

Les formations en EMDR-IMO et Thérapie d'Impact sur Paris sont supervisées par Laurent GROSS et Sylvie BELLAUD

 

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Revue Hypnose Thérapies Brèves 28Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue

N°28 : Février, Mars, Avril 2013

 

Edito : Et(h)iquettes ? Thierry Servillat
« HYPNOSE & Thérapies Brèves » présente ses meilleurs vœux de bonne année à ses lecteurs.
Evidemment, me direz-vous. A la revue, vous êtes polis !
Bon, d’accord, si vous le prenez comme ça, je vous propose une petite réflexion. HYPNOSE : que représente pour nous ce mot ? Une pratique que nous affectionnons et que nous trouvons utile ? Certainement ! Un simple mot auquel il convient de ne pas accorder (trop) de révérence impressionnée ? Sûrement !
Un mot qui nous relie, un « acteur réseau » ? Bien volontiers !
Une simple étiquette pour nommer nos pratiques que nous voulons sincèrement créatives ? Pas si sûr !
Et que dire des nouveaux termes qui fleurissent depuis 30 ans (et même un peu plus) pour désigner ces fameuses « thérapies brèves » dont la multiplicité peut à la fois nous stimuler et aussi nous décourager (nous ne pourrons jamais les apprendre toutes !) ?
« Je viens vous voir parce que vous pratiquez l’hypnose ». « Ah oui, cela m’arrive, mais pas toujours, pas seulement », ai-je l’habitude de répondre, soucieux de garder le plus possible ma liberté d’intervention, la marge de manœuvre chère au regretté Richard Fisch... Lire la Suite...
 

 

“L’utilisation. Pour diluer les résistances“ Lilian Borges Zeig.

Principe essentiel dans l’approche éricksonienne, l’utilisation est présentée ici de façon approfondie, de nombreux exemples cliniques illustrant la richesse du concept et son importance pratique fondamentale.

Le Dr Milton H. Erickson a révolutionné la psychothérapie en y apportant de nombreuses innovations et une manière de la pratiquer différente de celle de son époque. Une de ses grandes contributions a été ce que nous appelons l’Utilisation. Celle-ci a été la facette centrale des interventions du Dr Erickson, et nous pouvons dire qu’elle faisait aussi partie de son style de vie. Il n’est pas possible de comprendre la psychothérapie éricksonienne sans comprendre cet important concept.
L’Utilisation est la promptitude avec laquelle le thérapeute répond stratégiquement aux stimulations de l’environnement, du patient et de la situation thérapeutique afin d’arriver aux buts de la transe et de la thérapie. C’est une manière d’« explorer l’individualité du patient pour vérifier quels apprentissages, expériences et habiletés mentales sont disponibles pour combattre le problème et alors utiliser ses réponses personnelles internes uniques pour atteindre les objectifs thérapeutiques ». (Erickson & Rossi, 1979, p.1). C’est une manière de ne pas se laisser entraîner par la situation, mais au contraire de la prendre en main. « Le concept d’Utilisation implique que tous les aspects du client : son comportement, sa personnalité, ses relations et sa situation, sont potentiellement précieux et utiles pour rendre le patient capable d’acquérir des choix comportementaux plus gratifiants » (Erickson, 1980). Lire la Suite...

 

“Hypnothérapie et « états du moi ». Tous en scène“ Luise Reddeman, Allemagne

Très pratiquées en Allemagne, la thérapie des « états du moi » peut utilement être combinée avec l’hypnose, ce que nous montre Luise Redemann, auteure très connue dans ce pays.
La psychothérapie est toujours associée au « drame de l’homme » - une expression de Fernando Pessoa - et nous prenons de plus en plus conscience que ce drame est entre autre l’expression de notre multiplicité intérieure, en particulier lorsqu’elle provient de traumatismes.
La thérapie psychodynamique imaginative des traumas, (en allemand : Psychodynamisch Imaginative Trauma Therapie, PITT), a été développée en Allemagne à partir des années 1980 comme traitement intégratif des personnes souffrant de séquelles souvent graves de traumatismes de l’enfance. PITT est imprégnée par la psychanalyse, mais également inspirée de nombreuses orientations et écoles psychothérapeutiques, en particulier l’hypnothérapie. A mes yeux, il est important de découvrir le point commun entre les différentes écoles thérapeutiques, et je considère utile de connaître et de citer les différences, c’est-à-dire de disposer de théories consistantes. Les théories sont des concepts utiles pouvant faire l’objet d’un consensus et ne sont pas des vérités. Comme les êtres humains sont différents, ils auront des préférences pour différents concepts. Parfois on pourrait parler de différents auteurs développant des sujets différents, comme Fernando Pessoa avait en lui des écrivains différents qui pouvaient co-signer certains livres avec lui. Lire la Suite...

 

“Colères de l’enfant. Approche narrative“ Hélène Darrié Magnin, France

Les apports des thérapies narratives font actuellement débat. Etant nées du travail thérapeutique avec l’enfant, il était logique qu’un outil essentiel de cette approche, l’externalisation, soit présenté dans un tel cadre.
Je vous propose de partager avec vous quelques expériences thérapeutiques sur le thème de l’externalisation. L’externalisation est une technique dont j’ai découvert le nom en faisant une formation sur les thérapies narratives. Je l’utilise chez l’enfant depuis de nombreuses années, mais j’ai appris il y a un an (au cours d’une formation d’hypnose et thérapies brèves) qu’elle était issue des thérapies narratives. Faire le lien entre ces deux éléments a modifié et complété ma perception de cette technique. Lire la Suite...

 

“Perte puis profit. Face au sentiment de diminution“ Doris Suchecki, Argentine

La vie peut être vue comme une perte continuelle, perte qui se fait sentir bien souvent par à-coups : survenue d’une maladie physique, décès d’un proche, séquelles d’un accident... Ce « coté pas sympathique de la vie » (Milton Erickson) peut pourtant constituer une opportunité pour découvrir des ressources.

INTRODUCTION
La perte de certaines capacités dans le corps humain fonctionne comme une détonation de l’existence. Une maladie qui limite, un accident qui mutile, un désastre, un viol, sont des faits qui prennent tout leur sens dans la narration de celui qui les subit.
Des questions surgissent : « Pourquoi moi ? » ; « Pourquoi maintenant ? » ; « Quelle sera la suite ? ». Ces questions réactualisent le sens de notre existence et l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés. La douleur physique est un appel du corps, et la souffrance mentale est un cri de l’âme. Nous expérimentons une anxiété et une peur de la mort, un désordre, un rejet, une rage, une négation, une dépression, une humiliation, une mélancolie... et, finalement, une acceptation.
Accepter sa propre douleur signifie avoir compris que le danger et le mal ne peuvent pas être évités. Avoir des difficultés est un élément structurel de la vie. Devant les difficultés, nous perdons momentanément nos cadres de références jusqu’à en créer de nouveaux. Si nous avons con- science de recevoir ce que la vie nous offre, nous découvrirons aussi que nous disposons de la liberté de choisir et de donner un nouveau sens à ce qui nous arrive. J’ai confiance en la capacité de l’homme pour vaincre l’adversité et réinventer une nouvelle manière de vivre dans ce monde. Le défi est comment l’organiser. Lire la Suite...


Hypnophilo : “Des logiques non ordinaires“ Thierry Servillat

La logique est une partie de la philosophie, nous l’oublions trop souvent. A ce sujet, un des livres les plus récents (2008) de Giorgio Nardone, dont les éditions Satas viennent de publier la traduction française1, traite du changement en référence aux logiques non ordinaires.
Quelles sont ces logiques ? Elles sont bien éloignée de celles qu’affectionne – Wittgenstein excepté – notre philosophie occidentale dominée dans ce domaine par Platon, d’où son éloignement de la réalité que vivent nos patients.
G. Nardone s’intéresse à ces logiques, fidèle à sa conviction que psychologie et psychothérapie sont « la nouvelle philosophie appliquée », au sens que cette expression avait au siècle dernier.
L’être humain n’est pas rationnel. « Mû par ses émotions », il se comporte autrement que ce que lui dicte sa raison. L’auteur, qui place la notion d’illusion au centre de sa réflexion sur la dépression, propose un nouveau concept, l’auto-tromperie, qui consiste à croire que nous contrôlons la réalité grâce à notre pensée. Lire la Suite...

 

Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : “C’est déjà ça !“ Stefano Colombo, dessin de Muhuc

- Ah ! Je vois dans vos yeux un regard plus brillant ! - C’est vrai ? Je n’ai bien dormi que cinq nuits cette semaine.
- C’est déjà ça !
- Bien ! Je vois que les fringales c’est fini. Vous avez perdu du poids ! Combien ? - Que deux kilos, et encore. - C’est déjà ça !
- Comment avez-vous fait pour diminuer le nombre de vos cigarettes ?
- Docteur ! Croyez-vous encore au père Noël ou vous moquez-vous de moi ? Je ne suis passé que de trente à vingt-quatre cigarettes par jour.
- C’est déjà ça ! Lire la Suite...

 

Recherche : “Le cerveau, préprogrammé pour l’hypnose ?“ Antoine Bioy

Ce dernier trimestre 2012, un article a défrayé la chronique scientifique, à partir des recherches menées dans le laboratoire du talentueux Spiegel, à Harvard (Hoeft et al., 2012). Les auteurs semblent en effet prouver que l’hypnotisabilité ne serait pas un trait de personnalité, mais serait le produit de connexions neuronales spécifiques. Pour ce faire, les auteurs s’intéressent aux différences entre 12 sujets faiblement hypnotisables et 12 sujets hautement hypnotisables (tous adultes), en partant à la recherche d’une signature neurologique qui les différencieraient. Ceci permettrait d’atteindre une vieille lune : construire des scripts cliniques adaptés aux profils psychologiques / cognitifs, et ici neurologiques, des patients.
Sur un plan général, cette étude con- firme une nouvelle fois que l’état hypnotique n’est pas un “lâcher prise” comme cela est souvent dit, mais un modulateur des champs cognitifs et sensoriels. Roustang parlait d’un éveil paradoxal, les neurosciences continuent à lui donner raison. Et les auteurs de conclure que finalement l’hypnose peut être synthétisée comme une situation de “ conflict-free attention and intention ”. Lire la Suite...

 

Coïncidences : “Peinture : les 5 sens“ Sophie Cohen

Chers lecteurs hypnothérapeutes, est-ce utile de préciser pourquoi ce genre de tableaux - car il s’agit bien d’un genre, j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus loin - a retenu mon attention ? Ne sommes-nous pas tous en permanence à « jouer », diagnostiquer et travailler avec poésie, avec les cinq sens : les nôtres et ceux de nos patients ?
Joyce Mills nous recommande d’établir un diagnostic en étudiant la façon dont le patient s’exprime sur les cinq sens, de sorte d’examiner où sont les blocages. Ou, dit autrement, de repérer les sens sur lesquels le patient se trouve en auto- hypnose négative. L’intervention du thérapeute visant à restaurer une auto-hypnose positive sur les sens qui seraient affectés, à remettre de la vie, de la fluidité là où il y a blocage.
Gaston Brosseau, lors de ses interventions, propose avec poésie et humour aux personnes qui viennent le consulter de « réinitialiser » leurs ressources sur les cinq sens1 de sorte d’être complètement présent, disponible à ce qui se passe ici et maintenant. Lire la Suite...

 

Congrès et conférences : “Le congrès ISH de Brême“ Elise Lelarge

Dans les coulisses de la fête d’octobre, à Brème, nous traversons la grande place pour rejoindre le Palais des Congrès entre les manèges qui se montent. Le lieu du congrès que nous allons découvrir progressivement pendant ces 5 jours de ren- contres internationales est particulière- ment convivial... Le premier matin, je dé- couvre avec plaisir le travail de Stéphane Ottin Pecchio. Tout cela me donne bien envie de faire une séance... Pour voir... Il chante, joue du piano, touche des points d’acupuncture, accompagne dans une transe hypnotique, en forêt, une clairière, un message, spécialement pour vous... Ça raisonne, ça vibre, entre les notes de son piano, sa voix, le toucher et la transe... Qui a dit que les hommes ne sont pas multitâches ? Lire la Suite...

 

Humeur : “Le siècle de la synthèse“ Ephrem Ménager

Nous ne connaissons pas notre bonheur d’être initié à l’hypnose, la mère de toutes les psychothérapies. Nous ne pouvons que plaindre ceux qui, ne connaissant pas la chance d’avoir un outil thérapeutique athéorique aussi puissant, en sont encore à des batailles idéologiques de l’autre siècle. J’en donnerai trois exemples.

Il y a cette proposition de loi de pénaliser l’utilisation de la psychanalyse dans l’autisme. Or il me semble que s’il s’agît de dénoncer un défaut de soin adapté, ce n’est pas le pouvoir législatif mais le pouvoir judiciaire qui devrait trancher. Lire la Suite...

 

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Revue Hypnose Thérapies Brèves 28

Le terme d'Hypnose est-il encore adapté à notre époque


Mersmer et l'hypnoseHypnocafé 4 septembre 2012

L’hypno-café faisait « sa rentrée » ce mardi 4 Septembre avec un programme qui permettra à tous les participants… de participer.
Claude Rappaport, y était bien entendu présent… présentement.
 
Il y a été posé, comme question d’actualité : Le mot Hypnose est-il encore adapté à notre époque ? Si oui, pourquoi ? Si non, par quoi le remplacer ?
 
Cette rencontre était animée par Jean Becchio et aussi par le « créateur » de l’Hypno-Café, le Dr Charles JOUSSELLIN, qui nous a fait l’immense plaisir de revenir participer à nos soirées conviviales.






DR jean BecchioDr Jean Becchio
… On a trouvé, ces dernières décennies : Hypnose Ericksonienne, Nouvelle Hypnose, Hypnose Psycho-dynamique, Hypnose Humaniste  et d’autres sûrement…
L’Hypnose semble attractive chez les patients et répulsive chez les thérapeutes (réfractaires), et l’Hypnose se porte bien après 150 ans de désignation du mot.

Rappels historiques
Mesmer (1734-1815), à partir des dogmes de Paracelse (1493-1541), développe sa  théorie  sur le magnétisme animal : ( …animal au sens étymologique,  anima = âme…)
- un fluide physique subtil emplit l'univers, servant d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, et entre les hommes eux-mêmes ;
- la maladie résulte d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison revient à restaurer cet équilibre perdu ;
- grâce à des techniques, ce fluide est susceptible d'être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, provoquant des « crises » chez les malades pour les guérir.

En 1784, le magnétisme animal est condamné par la France, mais la pratique s’étend hors du pays. On parlera de Mesmérisme, pour adopter dans les pays Anglo-saxons le vocable d’Hypnotism (James Braid 1845), d’hypnotisme donc, raccourci en hypnose au cours du 19ème siècle.

Lire l'historique de l'hypnose sur hypnose-therapeutique.com

En Russie,
L’hypnose est introduite fin du 19ème sous sa forme traditionnelle, prise en compte et développée sous l’ère communiste par de grands scientifiques comme Pavlov (1849-1936)…
Il s’agit d’une hypnose directive classique (suggestions directes et autoritaires), comme celle pratiquée par Charcot en France et utilisée par Freud  jusqu’en 1920…
Il faudra attendre les années 1990 pour voir l’hypnose non directive (Ericksonienne) s’implanter , sous  l’impulsion du Docteur Jean Becchio. Cette nouvelle hypnose   russe contient donc une approche mixte, entre Hypnose traditionnelle et Hypnose Ericksonienne.



Dr Charles JousselinDr Charles Jousselin :
Hypnos est le frère jumeau de Thanatos …
Hypnos  a eu 1000 enfants , dont Morphée .
Ainsi Hypnos  avec les rêves, avec Morphée, se tient près du néant de Thanatos, la vie près du néant, entre la solitude et la vie , il ya Hypnos , la vie c’est aussi nos rêves..
Le vocable d’Hypnose me va bien dans cette filiation grecque (Ch Jousselin)



….lire la suite sur   http://hypnoseparis.eu/hypnocafe-deuxieme-partie/